About my life in Armenia, about being a mom and an activist, working for women's rights.
The challenges and benefits of raising a family in a post-soviet republic.
Finding a place, my place and calling it HOME.
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7.5.11

The “boks” or the hospital of angry nurses


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Right after the birth and especially when it is a c-section, you need to spend some time in the intensive care unit that here, we call the “boks” in Russian, for me it sounded like the “box” and looked really like one. 
During my first birthing experience in Armenia at the Erebuni Hospital in 2005, that “boks” was awful. It was a big room with 10-12 beds. Instead of curtains, the windows were painted in brown so the sun doesn’t bother the patients. There was an old soviet era refrigerator in one corner which was making a horrific trembling sound every 5 minutes or so while water was dripping constantly from the faucet beside the door where I had to spend 10 long dreadful hours. When you just had surgery all these noises sound even worse.  To all this, add the moans of women in pain and their pleas for help, morphine, or something to drink. However, I was trying to concentrate on the idea of meeting my baby and trying to forget all the pain in and around me

10.4.11

Birth


The day had come; I was going to experience my 2nd childbirth in Armenia, this time in another hospital. I had Vayk my 3rd at Erebuni Hospital. And today I was heading to the republican one.


It was 8 am and the doctor was waiting for me at the entrance. After paying the fees for the room and registering, we took the elevator to the 4th floor to put everything in our room. Then the doctor came with a half-asleep nurse who explained what I needed to do before the operation. This was my 4th child and I was here for a scheduled c-section.  The nurse installed the IV and asked me to sit and relax until they finish injecting 2 bags of fluids to prevent dehydration during the operation.



23.2.10

histoire d'une naissance - 1ere Partie

(ce texte a été publié dans le recueil "Special Residency Status: 18 tales from Armenian Repatriates", 2008. Je raconte l'experience de mon accouchement en Armenie.)


A l’hôpital Erebuni tout est vieux, gris et triste sauf cette chambre d’accouchement ou tout est blanc propre et lumineux...

Mais la route qui mène à cet endroit, aussi vielle que l’ère soviétique est presque impossible à décrire.

Imaginez une longue route, mal pavée, avec plein de nids de poules, imaginez que vous prenez cette route assise dans un vieux taxi gigouli, qui a chaque petit trou fait un grand saut et atterrit douloureusement avec un bruit fracassant. Imaginez toute la misère qui déroule devant vous, à travers la petite fenêtre soudée. Imaginez un chauffeur de taxi qui ne cesse de maudire ces rues et se plaint de ce gouvernement qui ne fait jamais rien pour son peuple, qui regrette le passé et toutes ses splendeurs. Et imaginez surtout que vous avez entrepris ce long voyage vers l’hôpital, enceinte, en douleurs, les eaux coulant entre les jambes, les contractions arrivant à toutes les cinq  minutes, haïssant l`humanité entière ainsi que les dieux d`avoir créer la femme ainsi, reproductrice de douleurs, maudissant avec rage, placenta, utérus et vagin, zygote et sperme et tout ce qui l’accompagne!

Mais, tout a débuté tranquillement, en un joli matin printanier, sur ce singulier rue Tigran medz, à Erevan...

 - Raffi, je pense qu`il faut appeler diguine Anna, je sens des tiraillements dans le bas ventre. Penses-tu que c’est le moment ?

Je m’étais réveillée très tôt le matin vers les 4hres pour aller aux toilettes. Il faisait encore noir, mes deux fillettes dormaient d’un sommeil d’ange dans leur chambre.
Varanta souriait. Elle était tellement belle, si sage dans son profond sommeil.

Amassia, ma grande, celle qui s’inquiète de tout et surtout de la santé de sa maman, avait changé de place, elle préférait dormir dans le lit de sa petite soeur.

Je n’avais pas beaucoup de temps, il fallait que j’aille aux toilettes. Une fois sortie, je sentais toujours du liquide couler entre mes jambes. J’étais assez lourde, vers la fin du 9e mois, mes jambes me faisaient mal et là ce matin, des crampes dans mon bas-ventre.   Le 3e, on a décidé de l’avoir ici en Arménie, une folie peut-être, loin du confort paresseux des hôpitaux canadiens, loin des parents, loin du précis.

Maman m’a appelée hier, elle s’inquiétait à mon sujet, elle craignait le pire. Qu’allais-je faire? Bien j’ai dit : « trop tard maman, des enfants naissent en Arménie, tous les jours, je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes. Tout ira bien. » En lui parlant, j’essayais aussi de me réconforter. Durant les dernières semaines, je paniquais aussi, le doute me harcelait. Le médecin était le seul qui me donnait courage, David Levonovich était un jeune gynécologue qui passait le temps nécessaire pour mettre ses patientes à l’aise. C’était le sourire dans la noirceur!

-       Lar, ça va?- Raffi a moitié endormi, s’est planté devant moi, dans le corridor. J’avais pris du temps aux toilettes. Il s’en était inquiété.
-        
-       Raff, je pense qu’il faut appeler David, je sens quelque chose de différent, là en bas.

Diguine Anna, qui gardait nos filles, depuis 2 ans, arriva quelques minutes plus tard, toute excitée.


Le taxi etait là.
Il était très tôt encore, il n’y avait personne dehors, une chance! Ce n’était pas une de ces journées où j’aurai aimé être regardée, fixée par tous les passants. A vrai dire, j’étais aussi une vraie spectacle; les tresses jamaïcaines longues que je m’étais faites au Canada chez
Afro coiffure, soi-disant pour faciliter les choses de tous les jours, assez pratique comme coiffure, une grosse ventre, le visage joufflu, les jambes ouvertes, à la marche dodelinante et la sécrétion liquide qui coulait à petits jets.

(A suivre)